Rodez. Le religieux pédophile
Rodez. Le religieux pédophile et "handicapé du coeur" condamné à cinq ans de prison
1 décembre 2011 à 18h04
Le frère Pierre-Etienne Albert, de la communauté des Béatitudes, a été condamné, ce jeudi, à cinq ans de prison par le tribunal de Rodez. Dans un premier temps, le procureur avait requis dix ans de prison - le maximum de la peine encourue - contre le prévenu, jugé pour des actes de pédophilie commis sur des dizaines d'enfants pendant des années.
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Dans un réquisitoire accablant, le procureur Yves Delpérié a décrit l'ancien chantre de la communauté catholique des Béatitudes comme un "vrai pédophile", un "handicapé du coeur" qui "manque totalement d'empathie" pour ses victimes. Il a refusé de croire à la sincérité du repentir "dégoulinant de bons sentiments" exprimé par Pierre-Etienne Albert depuis le début de son procès mercredi. Au contraire, "votre dernière pleurnicherie m'a un peu écoeuré", a-t-il lancé à celui qui, juste avant les plaidoiries, avait dit à ses victimes présentes dans le prétoire: "Je demande pardon à chacune. J'espère que mon pardon sera reçu".
Jugé pour 38 agressions sexuelles commises entre 1985 et 2000Depuis mercredi, ce petit homme dit assumer l'entière responsabilité des faits pour lesquels il est jugé : 38 cas d'agressions sexuelles commises entre 1985 et 2000 sur des garçons et des filles alors âgées de 5 à 14 ans. S'il n'y en a pas davantage, c'est que d'autres faits sont prescrits.
Le prévenu composait les chants et les musiques de la communauté. A ce titre, il était appelé à travers la France dans les dizaines de "maisons" de la communauté et approchait constamment les enfants. Là, lui qui dit avoir été attiré par les enfants depuis très longtemps était comme le "renard dans le poulailler", selon ses mots, livré à une tentation permanente. "J'ai crié au secours de très nombreuses fois. Je ne dis pas ça pour me défausser de ma responsabilité, qui est entière", a-t-il assuré pour devancer les objections des parties civiles.
Le "fonctionnement quasi sectaire" des Béatitudes
C'est précisément ce que le procureur n'a pas aimé entendre. Certes, les responsables de la communauté savaient et n'ont rien dit. Certes le "fonctionnement quasi sectaire" des Béatitudes, avec des familles en situation de souffrance ou de fragilité, a rendu des enfants vulnérables aux penchants pédophiles d'un des membres de la communauté, a dit le représentant du ministère public. Ces responsables ont bénéficié de la prescription des faits de non-dénonciation. Ils ont été appelés comme témoins à la barre mercredi, et le procureur a jugé déplorables leurs "errements".
C'est précisément ce que le procureur n'a pas aimé entendre. Certes, les responsables de la communauté savaient et n'ont rien dit. Certes le "fonctionnement quasi sectaire" des Béatitudes, avec des familles en situation de souffrance ou de fragilité, a rendu des enfants vulnérables aux penchants pédophiles d'un des membres de la communauté, a dit le représentant du ministère public. Ces responsables ont bénéficié de la prescription des faits de non-dénonciation. Ils ont été appelés comme témoins à la barre mercredi, et le procureur a jugé déplorables leurs "errements".
Mais "ce procès est uniquement celui de Pierre-Etienne Albert", a tranché le magistrat. C'est celui d'un homme qui a non seulement assouvi ses inclinations, mais qui s'est servi de son ascendant pour le faire, a-t-il dit. Pierre-Etienne Albert avait beau ne pas appartenir à la hiérarchie, il était une "star" aux yeux des enfants, selon leurs propres mots, avec son ministère itinérant, sa position au sein de la communauté. Il jouissait en plus de l'aura de "miraculé" qui est celle de l'ancien toxicomane désintoxiqué. Or l'autorité dont aurait disposé le prévenu sur ses victimes constitue une circonstance aggravante.
La justice a "mal fait son travail"Dans ce procès aux airs d'examen de conscience pour tout le monde, le procureur n'a pas éludé celui du système judiciaire. C'est justement parce que la justice n'avait pas retenu la circonstance aggravante de l'abus d'autorité qu'elle avait déclaré les faits prescrits au début des années 2000, quand elle avait été saisie une première fois. Le dossier est ensuite resté en sommeil jusqu'en 2008. C'est un motif supplémentaire de souffrance pour les victimes. La justice a "mal fait son travail", a reconnu le procureur. Mais elle n'a pas été malhonnête.
En même temps que le verdict, le tribunal a délivré un mandat de dépôt à l'audience et Pierre-Etienne Albert, qui avait comparu libre pendant deux jours, et qui est donc reparti entre deux policiers.
- La rédaction web, avec l'AFP
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Marseille : un prof de danse pédophile ?
A Marseille, un professeur de danse a été mise en examen samedi pour corruption et atteintes sexuelles aggravées sur mineurs, par personne abusant de son autorité. Selon La Provence, l’homme, âgé de 26 ans, est accusée d’avoir abusé de plusieurs de ses élèves, parfois très jeunes en leur faisant du chantage à la réussite. Il risque dix ans de prison.
"Tu sais ce qu’il faut faire pour réussir"
Ce professeur avait semble-t-il pour habitude de demander à chacune de ses élèves une photo d’elle… toute nue. Un jour, l’une des adolescentes n’a pas obéi et s’est vu menacée immédiatement d’être mise à l’écart lors des spectacles. D’autres élèves, pour rester dans la lumière, serait allée jusqu’à accepter des fellations.
"Il leur disait : ‘Tu sais ce qu’il faut faire pour réussir’. Ma fille savait très bien ce que ça voulait dire", témoigne pour Europe 1 une mère de famille dont la fille a refusé les avances du professeur. "Avant, il lui avait dit qu’il voulait plus que deux bisous, et il a baissé le pantalon en demandant une fellation. Après, il l’a privé de certains cours."
Océane : La mort d’un petit ange
Océane : La mort d’un petit ange
Pédophilie ? Enlevée samedi soir, la petite Océane, 8 ans, a été retrouvée poignardée dimanche matin. Qui est son meurtrier ? Un étrange message, posté récemment sur Internet, mettait les Nîmois en garde.

La police enquête sur le meurtrier de la petite OcéaneSIPA/DAMOURETTE/SIPA
Bellegarde, dans le Gard, une petite ville de 6.000 habitants. Une plaine agricole, entre Arles et Nîmes, entre la Camargue et les vignobles des Costières. Une région ces derniers jours frappée par des cataractes d’eau. Samedi en fin d’après-midi, Océane, 8 ans, est chez elle, avec ses parents. Son père l’envoie chez une amie vers 19 heures, chercher un jeu vidéo. Vêtue d’une parka noire, d’un survêtement rose et d’une paire de bottes. La commune est calme, le chemin très court, puisque cette amie habite à quelques centaines de mètres seulement. On sait désormais qu’elle a emprunté le bon chemin. On sait aussi qu’elle n’est jamais arrivée. Dimanche matin, vers 10 h 30, le corps de la fillette a été retrouvé, à moins de 3 kilomètres de chez elle, dans des vignes. Sans vie, partiellement dénudée. Et probablement tuée dans la soirée de samedi. Quelques dizaines de minutes, quelques heures au plus, après sa disparition.
Très rapidement après sa disparition et après un quart d’heure de recherches, à 19 h 30, ses parents s’étaient inquiétés et avaient lancé l’alerte. Des gendarmes étaient dépêchés, les médias étaient alertés, et une photographie de la petite fille était transmise, avec l’autorisation du procureur, au journal Midi libre. Une partie de la nuit, une quarantaine de militaires avaient entamé les recherches, jusqu’à 3 h 30 du matin, rejoints à l’aube de dimanche par des chasseurs, des bénévoles touchés par le drame qui frappait une famille installée à Bellegarde depuis deux ans. Ainsi, plus de 300 habitants de la ville s’étaient joints à la battue. Un hélicoptère assurait par ailleurs un soutien aérien.
Quatre coups de couteau
C’est finalement une dame qui ne participait pas aux battues, riveraine des lieux, à la sortie de la ville, qui a découvert le petit corps. Depuis, les recherches ont cessé, et les gendarmes de la section de recherche de Nîmes ont entamé d’autres investigations, consistant non plus à savoir où est Océane, mais qui l’a tuée. Dimanche, les premières constatations médico-légales étaient en cours. Car, selon Robert Gelli, procureur de la République de Nîmes, la fillette a été « tuée à l’arme blanche ». Premier élément donc, quatre « traces de coups de couteau » au niveau du sein gauche, dont trois ont été pénétrantes. On « s’oriente clairement vers une piste criminelle », a poursuivi le magistrat. Les enquêteurs attendent de plus amples examens afin de déterminer si la petite écolière a été victime, comme l’affirme la radio RTL, d’agressions sexuelles. Pour le moment, comme le souligne le procureur de la République : « A cet instant, on ne peut pas dire si la fillette a été violée. » Avec cette information, les gendarmes de la section de recherche pourront avec plus de précision définir un mobile du crime. Et cibler, éventuellement, leurs recherches vers des criminels sexuels déjà connus de la justice.
Par ailleurs, l’absence de boue sur le corps de la petite fille, jugée « bonne élève », « sage, sérieuse, gentille », laisse penser que la dépouille a été transportée. Ces rangs de vignes pourraient donc ne pas être la scène de crime. Les parents et grands-parents d’Océane étaient toujours entendus hier après-midi par les enquêteurs pour tenter d’en savoir plus.
Une étrange alerte sur Facebook
En attendant d’avoir plus de précisions sur ce drame, les sites Internet où sont décrits ces faits fleurissent de commentaires empreints de colère. « Tout simplement il faut rétablir la peine de mort », dit un internaute. « La pendaison sur la place publique s’impose », estime un autre, sur le site deL’Indépendant, un journal perpignanais. Un internaute sur le site du Midi librereproduit, avec des réserves, un message qui avait circulé sur le réseau social Facebook il y a quelques jours, mettant en garde les « Nîmois et habitants aux alentours » : « Attention. homme grand, mince, avec une légère barbe, un peu dégarni, métis, nez tordu, roule en Clio blanche 5 portes, il a une corde dans son coffre, c’est un PÉDOPHILE. Il a essayé d’enlever une petite fille mercredi au Clos d’Orville en l’attirant avec des bonbons. Hier après-midi il a essayé sur le parking de Valmedica d’enlever un petit garçon. Merci, faites tourner, cela concerne les gens de Nîmes ! » Un message, daté du 17 octobre, qui aujourd’hui fait froid dans le dos. Affabulation ou témoignage précieux ? Les enquêteurs devront le déterminer. En attendant, Bellegarde pleure son « petit ange ».
40% des hommes vont aux Philippines pour le sexe
40% des hommes vont aux Philippines pour le sexe

40% des touristes masculins qui se rendent aux Philippines y vont pour avoir des relations sexuelles, a affirmé Harry Thomas, ambassadeur américain aux Philippines.

L'ambassadeur américain, Harry Thomas © afp
"Nous savons que quarante pourcent des hommes étrangers viennent aux Philippines pour le tourisme sexuel, y compris les Américains", a-t-il dit. "Je ne suis pas fier. On ne peut pas être fier!"
L'ambassadeur regrette d'ailleurs la corruption de certains juges et hommes d'état qui encouragent le tourisme sexuel. Il aimerait que la justice ait plus d'autorité en la matière.
Bordels cachés
Aux Philippines, pourtant, la prostitution est interdite. Mais cela se développe. Roxas Boulevard, une des rues principales de Manille, regorge pourtant de clubs privés et de bars.
"Des corrompus permettent à ces établissements d'exister encore. Ils ferment les yeux en échange de services. Ces fonctionnaires sont doublement coupables", regrette-t-il.
"Chaque Américain qui sera pris comme touriste sexuel ou cybersexuel sera sévèrement puni", ajoute l'ambassadeur.
Le gouvernement philippin a tenu à réagir aux propos d'Harry Thomas. Il s'engage à ouvrir le débat mais il est sceptique quant aux données chiffrées avancées par le diplomate américain.
Benito Bengzon, porte-parole du département du tourisme philippin a tenue a ajouté que le tourisme sexuel n'était pas un argument marketing de la campagne du gouvernement.
L.C.C.
23/09/11 11h05
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